Ensemble, Prada

ROBE, PULL, CHEMISE, BANDEAU, COLLIER ET NOEUD, SAC À MAIN ET ANSE, PAIRE DE BAS ET PAIRE D'ESCARPINS

  • Prada

  • Griffe sur la robe en sergé tissé intérieur encolure milieu dos, bleu foncé sur bleu ciel : "[cordages] PRADA / MILANO"
  • Prêt-à-porter, printemps-été 2019
  • Satin 100% soie noire. Pongé 100% soie noire. Tricot point jersey 100% cachemire gris. Popeline 100% coton d'Egypte blanc. Boutons en coquillage nacré. Satin de soie rose. Gros-grain rose. Cuir blanc et noir. Cuir de veau noir et vert anis. Métal doré. Cuir nappa noir. Maille de Nylon brillant transparent tricoté d'un seul tenant avec jersey noir opaque. Cuir de veau noir. Plastique noir brillant (ABS pulvérisé). Cuir chair.Cuir vieux rose.
  • GAL2020.18.1.1-12
  • Don Prada ; Vogue Paris Foundation 2019
  • Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

Le défilé printemps-été 2019 a lieu dans les vastes salles de la Fondation Prada à Milan.

La silhouette n°13, emblématique de cette collection, se compose d’une robe trapèze courte, non pas traitée dans le Nylon noir - signature de la marque, mais dans un noble satin duchesse, portée sur une chemise et un pull. Les mi-bas en Nylon noir, accessoires généralement portés par les femmes âgées, sont portés avec des escarpins à talons bas type « babies ».

La forme recherchée des accessoires Prada, parfois portés au rang d’objet design, est reconnaissable dans le large serre-tête couvert de satin rose.

Toute la force du style imaginé par Prada est là : mêler les vestiaires presque contradictoires de l’enfance à celui des dames âgées, tout en évoquant les années 1960.

Pourtant, aucune photographie du défilé, aucune vidéo largement diffusée sur internet, ne révèle la force et ce qui caractérise réellement cet ensemble: les dos de la robe, du pull et de la chemise s’ouvrent en larges hublots. Ces strates de vêtements superposés, qui font tout l’intérêt de la silhouette, sont presque indécelables sur internet et peu de journalistes en font l’écho.

Cet « oubli » des profils et des dos caractérisent la diffusion de la mode des années 2010, aplatie par les écrans, au point que de nombreux créateurs ne développent plus le dos de leurs modèles à cause du coût que cela implique et du désintérêt de la presse.

Auteur de la notice : Alexandre Samson