Ensemble, Walter Van Beirendonck

REDINGOTE ET LIEN BOUTONNÉ, PLASTRON, CRAVATE, PANTALON ET PAIRE DE CHAUSSURES

  • Walter Van Beirendonck

  • Griffe sur la redingote en satin tissé, intérieur encolure milieu dos, blanc sur noir : "WALTER VAN BEIRENDONCK"
  • Prêt-à-porter, automne-hiver 2001-02, collection "Revolution"
  • Feutrine 100% laine jaune vif. Pongé 100% Cupro noir. Toile de coton jaune vif. Corne beige. Toile de coton imprimée jaune, rouge, bordeaux, vert sur fond blanc. Coquillage. Toile de coton imprimée dans les tons de rouge, d'orange, de vert, de Vichy rouge et blanc et de fleurs blanc sur rouge, le tout sur fond vert foncé. Toile de coton imprimée orange et rouge sur fond marron et vert sur blanc. Métal terni. Bandes en polyester blanc. Cuir noir en forme. Lacets de coton noir. Cuir grège, cuir beige.
  • GAL2020.2.51.1-7
  • Acquisition Vogue Paris Foundation 2019
  • Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

Créateur de mode flamand, Walter Van Beirendonck (1957- Auj.) fait partie des « 6 d’Anvers » aux côtés de Dries Van Noten, Marina Yee, Dirk Bikkembergs, Dirk Van Saene et Ann Demeulemeester. Diplômés de l’Académie des beaux-arts d’Anvers entre 1980 et 1982, ils choisissent à partir de cette date de montrer ensemble leurs collections à Londres, avant de se dissocier autour de 1989.

Bigarré, ludique, politique, parfois outré, le style de Walter Van Beirendonck se distingue de celui de ses confrères d’apparence plus sobre. Ses collections questionnent le genre, la société, les canons de beauté tout en jouant avec la structure du vêtement classique qu’il déforme avec fantaisie et provocation.

Mais surtout, Walter Van Beirendonck est une figure majeure de l’histoire de la mode masculine dont il renouvelle le vestiaire, brise les codes austères et égaye l’aridité créative.

Pour le printemps-été 2001, le créateur présente « Révolution », une collection inspirée des « Incroyables » du Directoire. Il cite les fracs colorés, les cols surdimensionnés et les cravates larges de ce groupe de jeunes aristocrates qui, durant le Directoire (1795-1799), contestèrent par leurs silhouettes outrées les séquelles laissées par la Terreur imposées par le régime de Robespierre à Paris.

Walter Van Beirendonck leur rend hommage à travers la forme du frac traité en lainage jaune poussin, et le haut col, égayé de nombreux imprimés contrastés dont les motifs s’inspirent de papiers peints surannés. La pointe des chaussures épouse la forme des orteils, comme si le cuir s’était reposé sur le pied.

Auteur de la notice : Alexandre Samson