Jupe, Martin Margiela

JUPE IMPRIMÉE DE LA PHOTOGRAPHIE D’UNE JUPE EN TWEED DES ANNEÉES 1960

  • Martin Margiela

  • Sans griffe
  • Prêt-à-porter, printemps-été 1996
  • Mousseline de viscose imprimée de la photographie d’une jupe en tweed des années 1940 en tons de gris.
  • GAL2019.1.34
  • Acquisition Vogue Paris Foundation 2018
  • Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

La collection printemps-été 1996 de Martin Margiela est en deux dimensions, sans coupe, ni structure. Des photographies en négatif de vêtements sont imprimées sur des matières fluides ou transparentes, auxquelles seule l’image en trompe-l’œil apporte le volume. Pour la première fois dans ses collections, Martin Margiela a recours à un imprimé créé et non récupéré. Le créateur a sélectionné douze vêtements chinés, féminins et masculins, été ou hiver, de périodes différentes. Il demande à des photographes proches de lui depuis ses débuts d’en réaliser des clichés en noir et blanc. Anders Edström, Marina Faust, Ronald Stoops et Tatsuya Kitayama sont invités à les photographier sur mannequin ou sur cintre, sans les démonter, de face et de dos. Il leur recommande de bien contraster les ombres et de faire ressortir les détails de chaque matière. Ensuite, Margiela fait imprimer ces photographies sur différentes étoffes légères et estivales.

La gamme de couleur de ces impressions, dans les nuances de gris, de noir, de bleu ou de sépia, évoque celle des photocopies. Chaque vêtement comporte des réserves d’impression, qui laissent le tissu vierge dans les coins, près de l’ourlet, sous une manche. Elles correspondent à la différence d’espace qu’occupent une image à plat et un habit en trois dimensions. Ces imperfections imprévues qui ressemblent à des collages plaisent beaucoup au créateur.

>> Découvrez le déflé sur Vogue.fr

Auteur de la notice : Alexandre Samson