Manteau, Martin Margiela

  • Martin Margiela

  • Griffe en toile vierge de coton blanc retenue par 4 pointes de coutures, visibles sur la nuque.
  • Prêt-à-porter, automne-hiver 1997-98, collection dite "Stockman"
  • Lainage 80% laine 20% polyamide gratté noir. Fils de bâtis en coton blanc "incassable". Boutons en métal argenté grossiers.
  • GAL2020.2.28
  • Acquisition, Vogue Paris Foundation 2019 ; ancienne collection Malika Larbi Ben Abdesselam
  • Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

Dans la continuité de la saison printemps-été 1997, cette collection est dédiée aux étapes de la création d’un vêtement. Le buste de Stockman porté en veste en est à nouveau la base.

Des moitiés de manteaux, de vestes ou de robes parcourent la collection, en référence aux demi-toiles, assemblage préliminaire des pièces d’un vêtement à l’aide de points larges à l’aiguille. Laissés inachevés, ces vêtements gardent trace des indications techniques propres aux ateliers de couture. Dans les ateliers, le bâti dessine au fil blanc sur l’étoffe les emplacements des futures pinces et coutures. Éphémères, ces fils sont toujours retirés une fois le vêtement achevé. Mais dans cette collection, ils sont incassables. Les robes et manteaux sont étudiés dans de nombreuses couleurs, profusion qui rappelle celle des magasins de tissu. Lorsqu’un acheteur passe commande, ces vêtements sont proposés en noir ou en couleur. S’il choisit la seconde option, le modèle livré pourra être, selon un principe aléatoire, de n’importe quelle teinte.

Auteur de la notice : Alexandre Samson