Robe de cocktail et étoile, Chanel

  • Chanel 

  • Sans griffe. Bolduc de passage en toile de coton manuscrit, intérieur taille milieu devant, vert sur écru : "atelier mme OdETTE / alExAndRA 39"
  • Haute couture, automne-hiver 1957-58
  • Gaze de soie noire. Velours de soie noir. Ruban de crin. Tulle de coton. Baleines en acier en ganse d'extra-fort. Elastique. Mousseline de soie. Crêpe de soie. Dentelle type Chantilly noire. Plomb.
  • GAL2020.2.7
  • Acquisition, Vogue Paris Foundation 2019
  • Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

Née en 1883, Gabrielle Chanel inaugure sa première boutique de chapeau en 1910 au 21, rue Cambon. En 1913 à Deauville, elle propose pour la première fois des tailleurs souples en jersey qui, ne nécessitant pas de corset, révolutionnent le mode de vie des femmes. La première maison de couture voit le jour pendant la Première guerre mondiale à Biarritz avant d’ouvrir en 1918 à Paris. Figure majeure de l’Entre-deux guerres, elle ferme sa maison en 1939.

Face au triomphe d’une mode corsetée dictée par le new look proposé par Christian Dior en 1947, elle rouvre sa maison de couture et présente sa première collection le 3 février 1954 à l’âge de 71 ans. A l’antithèse de ses concurrents, elle présente des créations souples, fluides, légères et libère à nouveau le corps des femmes.

Peu de musées peuvent s’enorgueillir de conserver des pièces témoignant du retour de la couturière pendant les années 1950.

Cette robe bustier date de la collection automne-hiver 1957-58. Documentée par un reportage photographique publié dans le magazine Jour de France le 10 août 1957, elle est désignée comme « La robe la plus applaudie : mousseline, velours, drapés savants ». En gaze technique noire, couleur emblématique de Gabrielle Chanel, de simples nœuds et rubans de velours retiennent le drapé en biais. Elle est portée avec une étole de même matière et s’agrémentait, pendant le défilé, d’un sautoir de perles lestés d’une croix, savamment placée dans le dos par Gabrielle Chanel, comme un effet de surprise.

Auteur de la notice : Alexandre Samson