Tailleur "Replica", Martin Margiela

  • Martin Margiela

  • Prêt-à-porter, automne-hiver 1994-95
  • Sergé de laine noir à fines rayures blanches. Boutons en corne marron. Doublure en sergé de coton gris-vert et taffetas ivoire à fines rayures noires. Elastique. Toile de coton noir. Métal peint noir.
  • GAL2020.2.22
  • Acquisition, Vogue Paris Foundation 2019 ; ancienne collection Vicky Roditis
  • Inscription concernant le modèle en toile imprimée, intérieur encolure milieu dos, noir sur blanc : « REPRODUTION D’UNE SERIE / DE VÊTEMENTS ANCIENS - / *Tailleur deux pièces, Belgique / années 1940 (respecté dans ses / proportions d’origines). / [traduction en anglais] »
  • Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

Pour la collection automne-hiver 1994-95, Martin Margiela a choisi de séparer sa collection en cinq groupes, dont il mélange les éléments pour composer ses tenues.

Le « Groupe II » matérialise l’habitude prise dès le début par Martin Margiela de proposer des répliques d’habits anciens. On peut citer le jabot inspiré d’un exemple du XVIIIe siècle pour le printemps-été 1989, le tablier de garçon de café du printemps-été 1991 ou encore la chemise de nuit du printemps-été 1993…  « J’aime les vêtements que je n’ai pas inventés »,— confie Margiela en 1993, allant jusqu’à reproduire exactement les proportions ou les disproportions du vêtement choisi. Ce tailleur jupe (le premier de sa carrière) d’origine belge et daté de la fin des années 1940 fait de ce groupe.

La griffe vierge qui sigle toutes ses collections n’apparaîtra pourtant jamais sur ce type de modèle. Elle est remplacée par une large étiquette carrée en coton imprimé qui détaille la nature de la pièce, son origine et sa période. Sur les vêtements non doublés, les piqûres de cette griffe transparaissent au dos. La ligne « Replica » de la Maison Martin Margiela, qui réunit des vêtements anciens reproduits à l’identique, est ainsi officiellement lancée.

Auteur de la notice : Alexandre Samson