Petit Journal numérique de l'exposition "Anatomie d'une collection"

Dans le cadre de l'exposition Anatomie d'une collection présentée au Palais Galliera jusqu'au 23 octobre 2016, un Petit Journal numérique est accessible sur tablette.

Paris Musées et le Palais Galliera proposent un petit journal enrichi, téléchargeable sur tablette. À partir de 15 oeuvres phare de l’exposition, ce Petit Journal numérique permet d’explorer les collections du Palais Galliera et d’approfondir sa visite grâce à de nombreuses illustrations et documents d’archives.

Cette application est disponible sur Apple store et Play Store au prix de 4€99. Elle s’inscrit dans une politique générale menée par Paris Musées visant à accueillir ses visiteurs dans un environnement technologique répondant aux enjeux contemporains de l’information et de la médiation culturelle.

Sommaire du Petit journal :

. Partie 1 – Reliques : 

- Corset de Marie Antoinette – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées : http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres-4104
> Les marchandes de mode
> Le grand habit

- Gilet de Louis XVIII
> Les dépenses vestimentaires
> La prison du temple 

- Escarpins de l'impératrice Eugénie
> Autres accessoires de l'impératrice Eugénie

- Robe de jour de l'impératrice Eugénie – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées :  http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres/2-corsages-et-jupe
> Une robe en soie de Chine

- Manchon de la Princesse Mathilde
> Autres objets en lophophore dans les collections du Palais Galliera

- Robe de mariée de l'épouse du Dr Paul Gachet
> Les robes de mariées ont-elles toujours été blanches ?
> Paul Gachet 

. Partie 2 - artistes de scène

- Collet porté par Sarah Bernhardt – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées :  http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres-3335
> Une artiste protéiformes
> Une mode de la fin du XIXe siècle : visites et collets

- Tea-gown (robe d’intérieur) portée par Réjane – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées :  http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres-4641#infos-principales
> Tenues d’intimité : peignoirs, déshabillés et robes d’hôtesse
> Les costumes de théâtre du Palais Galliera

. Partie 3 – Clientes de la Haute Couture

- Ensemble Bengale de Denise Poiret
> Garde robe de Denise Poiret

- Souliers Les Roses portés par Denise Poiret – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées :  http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres/paire-de-chaussures-8
> Les ateliers Martine
> Perugia 

 - Chapeau chaussure Schiaparelli – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées :  http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres/chapeau-chaussure
> Schiaparelli dans les collections du Palais Galliera

- Cravate de Jean Dunand
> Robe du soir de Worth

- Robe Chanel portée par Anna Gould
> Quelques robes du soir Chanel dasn les années 30
> Garde robe d'Anna Gould

- Robe en deux parties portée par Audrey Hepburn – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées :  http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres/blouson-et-robe
> Extraits vidéos : Exposition Givenchy au Palais Galliera et Extrait de Deux têtes folles
> Givenchy dans les collections du Palais Galliera 

- Robe du soir portée par Lilian de Réthy
> Les imprimés Sache

- Robe de mariée portée par Geneviève Page – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées :  http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres/robe-voile-et-ceinture-corselet
> Les robes de mariées ont-elles toujours été blanches ? 

. Partie 4 - Au plus près du couturier

- Robe et tunique de Castelbajac pour Inès de la Fressange – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées :  http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres/voile-et-robe
> Extrait vidéo de l'exposition Gallierock 
> Givenchy dans les collections du Palais Galliera

- Anne-Valérie Hash
> Première collection d'Anne Valérie Hash

. Partie 5 - Prototypes de défilé : 

- Robe et bonnet de Jean-Paul Gaultier – À retrouver sur notre site web et sur le site des collections de Paris Musées :  http://parismuseescollections.paris.fr/palais-galliera/oeuvres/robe-et-bonnet-0
> Les influences de Jean-Paul Gauthier pour cette robe

- Manteau perruque de Margiela 
> Extrait vidéo du défilé 


 

Découvrez aussi le catalogue de l'exposition !  [cliquez ici

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Tribute to Alber Elbaz

Noticed in 1997 during his first collection for Guy Laroche, Alber Elbaz was appointed the following year to head Saint Laurent Rive Gauche.

For Lanvin, from 2001 to 2015, he developed his most brilliant creations and revived the century-old house at the dawn of the 21st century.

At the service of the woman's body, for which he does not restrict any movement, he develops a fashion of dresses, often short, with exacerbated feminine details. With mischief, he exposes the structures of the garment, showing the clean-cut edges, the seams and the zippers put outside.

In 2015, the Palais Galliera had the honour and pleasure of collaborating with the couturier who was the artistic director of the retrospective "Jeanne Lanvin", devoted to the history of the House of Lanvin and its founding couturier, whose contemporaneity he so brilliantly revealed.

In 2021, after a five-year hiatus, he launched his own label, AZ Factory.

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Hommage à Alber Elbaz

Remarqué dès 1997 lors de sa première collection pour Guy Laroche, Alber Elbaz est nommé, l’année suivante, à la tête de Saint Laurent Rive Gauche.

Pour Lanvin, de 2001 à 2015, il développe ses créations les plus brillantes et réveille la maison centenaire à l’aube du XXIe siècle.

Au service du corps la femme dont il ne contraint aucun mouvement, il développe une mode de robes, souvent courtes, aux détails féminins exacerbés. Avec malice, il met à nu les structures du vêtement dont il montre les bords coupés francs, les coutures et les glissières mises à l’extérieur.

En 2015, le Palais Galliera a eu l’honneur et le plaisir de collaborer avec le couturier qui fut le directeur artistique de la rétrospective "Jeanne Lanvin", consacrée à l’histoire de la Maison Lanvin et de sa couturière fondatrice dont il a su si brillamment révéler la contemporanéité.

En 2021, après un retrait de 5 ans, il lance sa propre griffe, AZ Factory.

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Culture(s) de Mode

In France, fashion research is rich, diversified and innovative. However, this vitality is not always perceived and it is common to hear that "France is lagging behind" or that French "Fashion Studies" do not exist. It is said that research is done elsewhere; that the best academic journals are Anglo-Saxon; that fashion specialists work in England, the United States, or Northern Europe -- in other words, everywhere else than in France. Culture(s) de Mode wants to give back to France all the place it deserves by creating the first French network of research and reflection around fashion.

> A network of interdisciplinary researchers and professionals in Fashion

Created in 2017, in collaboration with the Ministry of Culture, Culture(s) de Mode is a network bringing together for the first time all the researchers, professionals and enthusiasts who work on fashion in France. With the support of the Ministry of Culture, it aims to promote, support and encourage all initiatives on fashion research in France. Culture(s) de Mode understands "fashion research" in the broad sense of anyone who analyses, deciphers, writes, preserves, restores, and makes fashion. Thus, Culture(s) de Mode addresses students, professors, researchers, museum curators, archivists, designers, engineers, theorists, practitioners, philosophers, historians, sociologists, anthropologists, writers, journalists and the curious... "Fashion" is also understood in the broadest sense and encompasses clothing, accessories, textiles, appearances, and the practices associated with clothing

> Practical tools for research

Culture(s) de Mode aims to support research through various tools. The website, culturesdemode.com, makes all research initiatives visible. It already publishes an agenda indicating conferences, symposiums, study days, calls for applications, exhibitions and books related to fashion cultures in France; a bibliography of works on fashion published in France; a chronology and podcasts. Soon, it will unveil an interactive map listing over 100 public and private institutions in France with fashion and textile collections.

> Helping researchers conduct their work and disseminate their knowledge

Culture(s) de Mode offers practical tools to researchers to enable them to produce more knowledge: grants for the translation of articles into foreign languages and for mobility abroad; training workshops on research tools; networking events... Culture(s) de Mode sets up a series of workshops reserved for members: workshops to discover museum archives, meetings with professionals, themed conferences...

> Organisation

Honorary President:
Olivier Saillard, Historian, Curator, Performer, Former Director of the Palais Galliera, Artistic Director of Weston

Director :
Sophie Kurkdjian, Docteur, Chercheuse IHTP-CNRS, Professeur associé, Université américaine de Paris.

Steering Committee :
Miren Arzalluz, Director, Palais Galliera
Maude Bass-Krueger, Professor, Ghent University
Denis Bruna, Chief Curator, MAD
Emanuele Coccia, Senior Lecturer, EHESS
Olivier Gabet, Director, MAD
Sophie Maire, Head of Institutional Promotion, MNAAG (Musée Guimet)
Gaspard De Massé, Head of the Balenciaga archives
Aurélie Mossé, Teacher-researcher, co-director of the Soft Matters research group, EnsAD, PSL
Marco Pecorari, Programme Director, Parsons - The New School, Paris
Sylvie Roy, Documentary Studies Officer, Palais Galliera
Aurélie Samuel, Director of Collections, YSL Museum, Paris
Sandrine Tinturier, Historian, Azzedine Alaïa Foundation
Géraldine-Julie Sommier, Director, Patrimoine Chloé
Stephanie Strauss, Director, Mandhari Agency
Patrice Verdière, Professor, École Duperré
Jeanne Vicérial, Doctor, EnsAD-PSL, designeur, Villa Médicis
Marlène Van de Casteele, Doctor, Lyon 2; Teacher, EnsAD

> Culture(s) de Mode's contact 

> Email : contact@culturesdemode.com
> Instagram : @cultures_de_mode
> Facebook : @lesculturesdemode
> Twitter : @culturesdemode

 

Culture(s) de Mode

En France, la recherche en mode est riche, diversifiée, et innovante. Cette vitalité n’est cependant pas toujours perçue et il est habituel d’entendre que la « France est à la traîne » ou que les « Fashion Studies » françaises n’existent pas. On dit que la recherche se fait ailleurs ; que les meilleurs journaux académiques sont anglo-saxons ; que les spécialistes de la mode travaillent en Angleterre, aux États-Unis, ou en Europe du Nord -- en d’autres mots, partout ailleurs qu’en France. Culture(s) de Mode veut redonner à la France toute la place qu’elle mérite en créant le premier réseau français de recherche et de réflexion autour de la mode.

> Un réseau de chercheurs et de professionnels interdisciplinaires en mode

Créé en 2017, en collaboration avec le Ministère de la Culture, Culture(s) de Mode est un réseau réunissant pour la première fois tous les chercheurs, professionnels et passionnés qui travaillent sur la mode en France. Avec le soutien du Ministère de la Culture, il souhaite valoriser, soutenir, et encourager toutes les initiatives sur la recherche en mode en France. Culture(s) de Mode entend la « recherche en mode » au sens large de toute personne qui analyse, déchiffre, écrit, conserve, restaure, et fait la mode. Ainsi, Culture(s) de Mode s’adresse aux étudiants, professeurs, chercheurs, conservateurs des musées, archivistes, designers, ingénieurs, théoriciens, praticiens, philosophes, historiens, sociologues, anthropologues, écrivains, journalistes et curieux … La “mode” y est également comprise au sens large et englobe les vêtements, les accessoires, les textiles, les apparences, et les pratiques associées aux vêtements.

> Des outils pratiques au service de la recherche

Culture(s) de Mode vise à soutenir la recherche via différents outils. Le site Internet, culturesdemode.com rend visibles toutes les initiatives en matière de recherche. Il publie déjà un agenda indiquant les conférences, colloques, journées d’études, appels à candidatures, expositions et livres en lien avec les cultures de mode en France ; une bibliographie des ouvrages sur la mode, publiés en France ; une chronologie et des podcasts. Bientôt, il dévoilera une carte interactive recensant plus de 100 institutions publiques et privées en France ayant des collections de mode et de textiles.

> Aider les chercheurs à mener leurs travaux et diffuser leurs savoirs

Culture(s) de Mode propose des outils pratiques aux chercheurs pour leur permettre de produire davantage de savoirs : des bourses pour la traduction d’articles en langue étrangère et de mobilité à l’étranger; des ateliers de formation aux outils de la recherche; des événements de networking… Culture(s) de Mode met en place une série de workshops réservés aux adhérents: ateliers de découvertes des archives des musées, rencontres avec les professionnels, conférences à thèmes…

> Organisation

Président d’honneur:
Olivier Saillard, Historien, Commissaire d’exposition, Performer, Ancien Directeur du Palais Galliera, Directeur artistique de Weston

Direction:
Sophie Kurkdjian, Docteur, Chercheuse IHTP-CNRS, Associate Professor, American University of Paris

Comité de pilotage :
Miren Arzalluz, Directrice, Palais Galliera
Maude Bass-Krueger, Professor, Ghent University
Denis Bruna, Conservateur en chef, MAD
Emanuele Coccia, Maître de conférence, EHESS
Olivier Gabet, Directeur, MAD
Sophie Maire, Responsable de la valorisation institutionnelle, MNAAG (Musée Guimet)
Gaspard De Massé, Responsable des archives Balenciaga
Aurélie Mossé, Enseignante-chercheuse,  co-directrice du groupe de recherche Soft Matters, EnsAD, PSL
Marco Pecorari, Directeur de programme, Parsons – The New School, Paris
Sylvie Roy, Chargée d’études documentaires, Palais Galliera
Aurélie Samuel, Directrice des collections, Musée YSL Paris
Sandrine Tinturier, historienne, Fondation Azzedine Alaïa
Géraldine-Julie Sommier, Directrice, Patrimoine Chloé
Stephanie Strauss, Directrice, Mandhari Agency
Patrice Verdière, Professeur, École Duperré
Jeanne Vicérial, Docteure, EnsAD-PSL, designeur, Villa Médicis
Marlène Van de Casteele, Docteure, Lyon 2 ; Enseignante, EnsAD

> Contact 

> Mail : contact@culturesdemode.com
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> Twitter : @culturesdemode

 

LES 150 ANS DE LA COMMUNE DE PARIS

Au cours du mois de décembre dernier, le Palais Galliera avait reçu le Docteur Philippe Charlier, médecin légiste, et ses étudiants, afin qu'ils réalisent, sur l’un des trésors méconnus des collections du musée de la Mode de la Ville de Paris, une étude associant les techniques médico-légales à l’histoire du vêtement, dans le cadre des 150 ans de la Commune de Paris. 

> Le contexte historique :

Juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse dans un contexte social mouvementé. En six semaines, la France enchaine les défaites sur son propre territoire, et Napoléon III est emprisonné par les Prussiens, le 4 septembre 1870, après sa défaite à Sedan. Paris est assiégée, mais les Parisiens résistent aux attaques répétées, jusqu’à ce que le gouvernement accepte la signature d’un armistice, le 28 janvier 1871.
De nouvelles élections sont alors organisées, plaçant au pouvoir une assemblée majoritairement royaliste, gouvernée par Thiers. Ce nouveau gouvernement s’installe à Versailles, et non à Paris, où le climat est tendu. Un sentiment de trahison anime les classes sociales les moins aisées, qui résistaient depuis plusieurs semaines.
Le 18 mars 1871, les Parisiens se rebellent contre ce nouveau gouvernement. C'est le début de la Commune de Paris, qui durera 72 jours et s’achèvera par la « Semaine sanglante », du 21 au 28 mai 1871, marquée par de nombreuses exécutions.  


"Exécution sous la Commune" ; Collection Musée Carnavalet-Histoire de Paris 

> Le costume du Président Bonjean :

L’objet de l’étude réalisée par les étudiants du Docteur Charlier est un habit ayant appartenu à Louis-Bernard Bonjean (1804-1871). Ce dernier fut l’une des victimes de la Commune de Paris, en mai 1871 : au titre de premier président provisoire de la Cour de Cassation, il fut fusillé, place de la République, en représailles à des exécutions de communards.

Une partie de sa garde-robe est conservée dans les réserves du Palais Galliera, dont le costume trois-pièces en lainage noir qu’il portait le jour où il fut executé par la Commune de Paris, le 24 mai 1871.
Criblé d’impacts de balles, ce costume est donc l’un des rares témoignages de cette période sombre de l’histoire de Paris.

 
{Gauche} Portait du Président Bonjean ; Collection Musée Carnavalet-Histoire de Paris
{Droite} Habit du Président Bonjean ; Collection Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

>L’autopsie :

Le groupe scientifique du diplôme «Techniques d’anthropologie médico-légale» de l’université Paris-Saclay s’est réuni dans les réserves du Palais Galliera afin d’établir une analyse médico-légale ainsi qu’une étude balistique du vêtement, sur mannequin ou sur table d’examen. A la manière d’une scène de crime où l’habit remplace le corps, les lésions balistiques ont été reconstituées à partir des orifices d’entrée et de sortie, complétées par des analyses toxicologiques secondaires au laboratoire CHU Lariboisière, et par des analyses microscopiques au musée du quai Branly – Jacques Chirac, où le Docteur Charlier dirige le Département de la Recherche et de l’Enseignement. Le calibre des armes utilisées, les angles d’attaque, ainsi que la liste des organes potentiellement touchés, ont ainsi permis une reconstitution 3D anatomo-clinique, avant de formuler des hypothèses sur les impacts en cause dans le décès de la victime.

 
L'habit du Président Bonjean entre les mains du Docteur Charlier, en décembre 2020 

Le rapport scientifique vient d’être rendu, à l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris, et les conclusions sont passionnantes. Cette autopsie permet notamment de confirmer les quelques temoignages écrits autour de cette exécution : les récits historiques disponibles décrivent, en effet, une fusillade par un peloton de communards volontaires présents sur les lieux, animés par un sentiment d’injustice et de vengeance. L’état de l’habit de Louis-Bernard Bonjean et les analyses en laboratoire renforcent cette image de fusillade multiple, de tireurs différents, avec de nombreux tirs touchant l’ensemble du corps ainsi que la tête de la victime (qui fut probablement touchée post-mortem par un ultime tir).

Ce rapport met ainsi en lumière l’importance des examens biomédicaux, notamment médico-légaux, dans l’exploration d’artéfacts anciens, ses résultats apportant des éléments indispensables dans la compréhension du contexte de cet épisode marquant de l’histoire de Paris.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique de recherche que le Palais Galliera s’attache à développer en collaboration étroite avec les institutions d’enseignement supérieur (Parsons School, l’université Paris IV, l’INP) et les autres musées nationaux (en l’occurrence le musée du quai Branly – Jacques Chirac).

 

>> Retrouvez ici l'article et le reportage photographique autour de cette autopsie. 

 

150 YEARS OF THE PARIS COMMUNE

Last December, the Palais Galliera welcomed forensic doctor Philippe Charlier and his students to carry out a study of one of the little-known treasures in the collections of the Musée de la Mode de la Ville de Paris, combining forensic techniques with the history of clothing, as part of the 150th anniversary of the Paris Commune. 

> Historical context :

In July 1870, Napoleon III declares war on Prussia in a turbulent social context. In six weeks, France suffered a series of defeats on its own territory, and Napoleon III was imprisoned by the Prussians on 4 September 1870 after his defeat at Sedan. Paris was besieged, but the Parisians resisted repeated attacks until the government agreed to an armistice on 28 January 1871.

New elections were then held, bringing to power a majority royalist assembly, governed by Thiers. This new government settled in Versailles, not in Paris, where the climate was tense. A feeling of betrayal animated the less well-off social classes, who had been resisting for several weeks.

On 18 March 1871, the Parisians rebelled against the new government. This was the beginning of the Paris Commune, which lasted 72 days and ended with the "Bloody Week" from 21 to 28 May 1871, marked by numerous executions.


"Execution under the Commune"; Collection of the Musée Carnavalet-Histoire de Paris 

> President Bonjean's suit :

The object of the study carried out by Dr Charlier's students is a suit of clothes that belonged to Louis-Bernard Bonjean (1804-1871). He was one of the victims of the Paris Commune in May 1871: as the first provisional president of the Court of Cassation, he was shot on the Place de la République in reprisal for the execution of communards.
Part of his wardrobe is preserved in the reserves of the Palais Galliera, including the three-piece black wool suit he wore on the day he was executed by the Paris Commune on 24 May 1871. Riddled with bullet holes, this suit is one of the rare testimonies of this dark period in the history of Paris.

 
{Left} Portrait of President Bonjean; Collection Musée Carnavalet-Histoire de Paris
{Right} Habit of President Bonjean; Collection Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

>The autopsy :

The scientific group of the "Forensic Anthropology Techniques" diploma of the University of Paris-Saclay met in the storerooms of the Palais Galliera in order to carry out a forensic analysis as well as a ballistic study of the garment, on a mannequin or an examination table. In the manner of a crime scene where the clothing replaces the body, the ballistic lesions were reconstituted from the entry and exit orifices, completed by secondary toxicological analyses at the CHU Lariboisière laboratory, and by microscopic analyses at the Quai Branly-Jacques Chirac Museum, where Doctor Charlier heads the Research and Teaching Department. The calibre of the weapons used, the angles of attack, as well as the list of organs potentially affected, thus allowed an anatomical and clinical 3D reconstruction, before formulating hypotheses on the impacts involved in the victim's death.

 
President Bonjean's suit in the hands of Dr Charlier, December 2020 

The scientific report has just been published, on the occasion of the 150th anniversary of the Paris Commune, and the conclusions are fascinating. The autopsy confirms the few testimonies written about this execution: the available historical accounts describe a shooting by a platoon of volunteer communards present at the scene, motivated by a feeling of injustice and revenge. The state of Louis-Bernard Bonjean's clothing and the laboratory analyses reinforce this image of a multiple shooting, with different shooters, with numerous shots hitting the whole body as well as the victim's head (which was probably hit post-mortem by a final shot).

This report thus highlights the importance of biomedical examinations, particularly forensic ones, in the exploration of ancient artefacts, the results of which provide indispensable elements in the understanding of the context of this significant episode in the history of Paris.

This project is part of the research policy that the Palais Galliera is committed to developing in close collaboration with higher education institutions (Parsons School, the University of Paris IV, the INP) and other national museums (in this case the Musée du quai Branly - Jacques Chirac).

 

ETIENNE DAHO'S CLOAKROOM JOINS THE PALAIS GALLIERA'S COLLECTIONS

His friend, the singer Elli Medeiros, is behind this donation: she herself is a major donor to the Musée de la Mode de la Ville de Paris, and it was she who definitely convinced the singer to make this donation to the museum.

Since the beginning of his career, the singer has maintained an emotional relationship with his clothes, which he wanted to express on the occasion of this exceptional gift in these terms: "Stage clothes are companions on the road and armour in which one slips into to become the Other. They are charged with all energies and emotions. Stage fright, the impatience to go on stage, the joys of sharing and the incomparable Great Love. The one we receive and the one we give".

The singer has previously dated and documented each of his outfits, created by the most emblematic fashion houses of our time: Agnès B, Paul Smith, Saint Laurent, Dior Homme, Céline... Thus, the most iconic pieces have been identified with the precious help of his donor.

First of all, there is the Saint James sailor that Daho wears in 1984, in the clip of his flagship song Le grand sommeil and on the cover of his album, La Notte, on which he is photographed by Pierre et Gilles. This sailor is today inseparable from the singer's image, as is his famous black leather Perfecto. This protest garment worn by the "black jackets" of the 1960s, the bikers, the rockers and then the Punks in the 1980s, affirms the artist's taste for Vintage. Daho appropriated it like a second skin: in 1986, he wore it on promotional photographs and on stage; in 1987, on television sets when he sang a duet with Serge Gainsbourg and then Nico. We also find him in 2020, customised, on another photograph of Pierre et Gilles.

Finally, six stage outfits highlight the complicity between Etienne Daho and Hedi Slimane, who is undoubtedly the designer most present in his wardrobe. All of them are dinner jacket jackets that are distinguished by their rich materials - embroidered with sequins, gold or silver lamé - reminiscent of the rockers' wardrobe of the 1960s and 1970s. They date from 2014 to 2019, when Slimane is at the head of Saint Laurent and then Celine, and revolutionises men's fashion.

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