Plastron « Stockman », Martin Margiela

  • Martin Margiela

  • Griffe en toile vierge de coton blanc retenue par 4 pointes de coutures, intérieur hanche milieu devant.
  • Prêt-à-porter, printemps-été 1997, collection dite "Stockman"
  • Toile de lin brut imprimée des références d'un mannequin d'atelier. Bolducs en coton noir. Métal argenté. Toile de coton noir.
  • GAL2020.2.27
  • Acquisition, Vogue Paris Foundation 2019 ; ancienne collection Malika Larbi Ben Abdesselam
  • Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris

La collection printemps-été 1997 est l’une des plus plébiscitées de la carrière de Martin Margiela et l’une des propositions les plus marquantes de l’histoire de la mode contemporaine. « Loin des exploits visuels, il entre ainsi, de manière concrète, dans le vif du sujet, avec des robes […] qui offrent, sous leur aspect non fi ni, une définition du métier : le sens des lignes, le travail de la main, et les secrets d’une exigence, au millimètre près. Depuis son arrivée, en 1989, c’est sans doute l’une de ses collections les plus radicales »,— commente Le Monde.

Toutes les tenues sont élaborées à partir d’un seul élément : un buste de mannequin Stockman évidé et porté en veste rigide ou, comme pour cette pièce, sous forme de plastron à dos nu.

À l’instar des mannequins anciens, Il est en toile de lin brut, peint au pochoir de ses références : sa taille « 42 » sur la gorge, et une désignation en bas, devant et derrière : « Semi Couture, breveté S.G.E.G., 35059 ».  A noter que l’inscription figurant sur un véritable buste Stockman est « S.G.D.G. » et non « S.G.E.G. », pour « Sans garantie du gouvernement ». C’est une mention légale dégageant l’État français de toute responsabilité quant au fonctionnement effectif d’un dispositif breveté. Établie par une loi en 1844, cette mention a disparu en 1968.

Auteur de la notice : Alexandre Samson